• Itinéraires Trompeurs (variation n°1)

    Itinéraires Trompeurs (variation 1)

        Jean-Charles était agacé par les sarcasmes sardoniques de son éditrice, qui n’avaient strictement rien à voir avec les considérations érotiques qu’il proposait dans ses textes.

    JC_ Miranda, cela commence à bien faire. Je sais très bien que le cul est vendeur. Le cul a toujours été vendeur. Et il le sera toujours. Mais veuillez croire que vous m’insultez en affirmant que je ne suis venu à la littérature érotique que par calcul financier.

    M_ Vous ne pouvez nier qu’aucun éditeur ne veut de vos écrits poétiques, lui lança-t’elle sans ménagement.

    JC_ Certes, certes.. Mais vous avez tort de penser que j’écris des récits érotiques par désespoir de cause. Je les écris du seul fait de mes inclinations pour ces plaisirs.

    M_ Souffrez que j’en doute, Jean-Charles. J’aurais plutôt tendance à croire que vous vous êtes rabattu sur ce créneau beaucoup plus lucratif.. que le poète en vous est résolument déchu.

    JC_ Et bien vous vous trompez. Je ne suis pas de ces poètereaux en mal d'inspiration qui comblent leurs lacunes en injectant du sexe toutes les cinq pages. Mais je ne suis pas non plus de ces écrivains qui cessent d’écrire, lorsqu’il leur faut foutre ou se branler, et qui reprennent la plume ensuite. Si j’écris ce genre de récits, c’est parce que le mouvement même de l’écriture me vient du désir d’écrire, et que désirer écrire sans désir ne saurait me convenir.

    M_ Je me permets de vous faire remarquer que ce que vous appelez vos récits érotiques reste tout de même d’un intérêt littéraire bien sommaire.

     JC_ Pourquoi me publiez-vous dans ce cas?

     M_ Je vous publie pour deux raisons: la première, c’est que j’aime proposer un catalogue diversifié. La seconde, c’est que j'aime comme votre style mélange la crudité de la bagatelle aux dentelles du verbe. J'aime cet air que vous avez de ne pas y toucher. Vous êtes un grossier farceur.

     JC_ Mes farces sont un peu plus subtiles que vous ne daignez me l'accorder. 

    M_ Peut-être.. mais je me demande tout de même quel plaisir vous tirez à vous gargariser dans la vulgarité?

    JC_ Je vous l'ai déjà dit: écrire comme un cochon est un très bon moyen de cesser de prendre au sérieux la littérature et la poésie. 

    M_ Le cul est une distraction, en quelque sorte, n’est-ce pas? C'est comme si vous partiez au club med.

    JC_ En quelque sorte. Quand j’écris un récit érotique, le désir d’écrire se combine immédiatement au désir de foutre. C'est très cathartique. Le récit érotique est la manifestation même d’une ressource créatrice qui n’a plus cure de méditer sur l’écriture. Si j’écris, et que cela me fait bander, au sens littéral du terme, alors cela me suffit. Quand l’homme bande, il est plein d’énergie, plein de la volonté de s’affairer à sa tâche, et du désir de s’en réjouir. Dès qu’il radote la bite molle sur son éjaculation passée ou à venir, il est perdu. Il ne lui reste plus que l’étrange fascination de sa tourmente. Et le voici castré, et livré en pature à son impuissance. A-t'il suffisamment de ressource pour la brouter et la ruminer? Il se retrouve condamné à écrire combien il est châtré. En ce qui me concerne, vouloir créer, vouloir écrire et vouloir foutre, c’est du pareil au même. Bien avisé celui qui se tient à ce principe. Il restera en bonne santé.

    M_ C’est un point de vue très vitaliste.. il me semble d’ailleurs que l’on peut l’étendre à tous les genres littéraires, non?

    JC_ Comment ça? 

    M_ Le mouvement originel de l’écriture est pour vous indissociable du désir d’écrire, et donc, du désir en général.

     

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    JC_ Oui.. je pense que le désir est substanciel.. D’où mon aversion pour l’abominable perversion que je renifle dans tant d’écrits religieux et moraux.. cette dérive.. que dis-je, cette déviance de l’esprit, qui veut châtier le corps et atrophier la pensée en la séparant de ses racines vitales.

     

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    M_ C’est un point de vue qui se défend. Mais puisque vous parlez de bonne santé, Jean-Charles, je remarque qu’il n’y a jamais de préservatifs dans vos récits. Pas même une allusion. N’est-ce pas actuellement inconséquent?

    JC_ Ce n’est pas avec de l’encre et du papier que le sida se propage. Pas au sens propre en tout cas. Alors, à quoi bon affubler de préservatifs des personnages qui n’ont pas d’autres fins que d’êtres des baiseurs fictifs? A quoi bon embêter le lecteur avec des soucis qui l’accablent à chaque fois qu’il veut foutre? Quel intérêt y aurait-il?

    M_ Dans votre cas, aucun, je vous l’accorde. Bien que vous vous livrez à des petites digressions philosophiques qui peuvent être aussi embrassantes qu'un préservatif trop épais.

    JC_ Et bien disons qu'elles sont à prendre pour une capote au sens figuré.

    M_ Vous éveillez ma curiosité. Qu’en est-il selon vous, de cette propagation du sida au sens figuré? 

    JC_ Une idée transmise par voix littéraire, et de toute autre manière d’ailleurs, peut tout aussi bien être un remède qu’un poison. Platon, qui est l’un de ceux qui nous ont transmis la maladie extrêment contagieuse du dualisme, nomme ce processus ambigu le Pharmakon. J’irai plus loin, au risque d'être taxé de simplisme. Certaines idées sont des bactéries qui nous pourrissent la vie. Et d’autres des virus dont l’humanité est totalement infectée, et qui sont probablement irrémissibles. Je pense en particulier à cette idée d’une vie après cette vie. Peu importe qu’on l'imagine pire ou meilleure. Elle s’est répandue viralement. Des milliards d’individus croient aujourd'hui que des arrières mondes les attendent. Et ils pourrissent et laissent pourrir la seule vie que nous soyons certains de vivre. Ils la maudissent au nom d'un salut chimérique. Ils espèrent le salut alors qu'ils se vautrent dans l'anéantissement collectif. C’est totalement absurde. C'est une épidémie. Un sida mental dont l'humanité ne guérira probablement jamais.

    M_ Etant moi-même athée, j’aurais tendance à abonder dans votre sens. Mais cela réclame à mon avis bien des développements et des nuances.

    JC_ Certes.. aussi pourrions-nous peut-être revenir à la question de mes récits érotiques.

    M_ Oui.. je voudrais savoir: foutez-vous autant dans la vie que dans vos fictions?

    JC_ Je ne vois en quoi cela concerne ma prochaine parution?

    M_ Faites-moi plaisir..

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    JC_ Je fous moins.. en revanche, je me branle autant, sinon plus. Il est beaucoup plus facile de se branler que d’écrire..

    M_ Je n’en doute pas. 

    JC_ Cela dit, il est beaucoup plus amusant d’écrire des récits érotiques que de la poésie. Le poète doit s’interdire bien des marasmes intellectuels qui souille l’éclosion énigmatique de sa fleur. L’érotomane, au contraire, peut se souiller d’autant de façon qu’il le souhaite. Plus il se souille, et plus il bande. Et si comme on le dit, les livres érotiques sont ceux qu’on lit avec une seule main, on a besoin que d’une seule main pour les écrire. Le jour où mes récits érotiques ne me feront plus bander, que je n’aurais plus aucune envie de foutre ou de me branler en les écrivant, alors je n’aurais plus aucune raison d’écrire à propos de queues et de cons qui s’envoient en l’air. En quoi je vous certifie que ce n’est pas un créneau financier pour moi. 

    M_ Très bien, je vous crois. Et me voilà avertie..

     JC_ Avertie?

    M_ Vous pouvez à tout moment cesser de produire vos licencieuses masturbations imaginaires.

    JC_ Je ne suis pas maître de mes désirs, non.. si demain, je désire faire autre chose, ma volonté suivra..

    M_ C’est entendu. J’ai pu remarquer que vous ne donniez que peu d’informations sur vos personnages. Ils sont parfois, souvent même, totalement invisibles, et ne transparaissent qu’à travers ce que vous leur faites dire. Est-ce un effet littéraire voulu?

    JC_ Pour être honnête, cela tient d’abord à ma fainéantise, qui m’interdit de faire ce qui m’ennuie. Et les descriptions m’ennuient terriblement. Par la suite, j’ai pris conscience qu’ils se décrivaient eux-mêmes à travers les dialogues de façon très détaillée, comme des fragments de leur libido. C’est leur parole qui est le moteur du récit. Qu’importe leurs origines ethniques, sociales. Je les livre sans discriminations de ce genre au lecteur.

    M_ Nous pouvons tout de même les considérer comme des fragments de votre propre libido.

     

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    JC_ Non.. ma libido est concentrée sur l’écriture, alors que mes personnages procèdent de la décharge de la narration. La narration réclame du récit. Le récit se théatralise par les dialogues. Et chaque récit n’est que décharge. Ces textes n’ont pas d’autres ambitions. Et puis comment ces récits pourraient-ils être le reflet de ma seule libido, alors que ma libido singulière est nécessairement peuplée des rencontres faites avec de nombreuses autres libidos. Mes personnages sont destinés à ressembler à l'imagination du lecteur.

     

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    M_ Si je comprends bien, les déclencheurs de vos récit sont très divers. 

    JC_ Oui.. et je laisse cette diversité impensée en tant que telle. Elle suffit à mobiliser les zones sensibles du récit. Je ne veux pas débander en y méditant. Je suis érotomane. Pas littérateur. Et encore moins scientifique. 

    M_ Là encore, vous laissez au lecteur la liberté d’imaginer et de fantasmer.

    JC_ S’il imagine, s'il fantasme, c’est que mes récits nourrissent son imaginaire et ses fantasmes. C’est que j’ai su exciter ses stimulis. Si tel est le cas, mon but est atteint. 

    M_ Et sinon? 

    JC_ Je m’en fous. Il y en a au moins qui aura bandé: moi. Reste que le lecteur est tout autant libre de fantasmer sur mes personnages que sur ce qui motive mes récits. Toutes mes sources d'inspirations se mêlent inextricablement dans le récit. Et le récit engendre du récit aussi surement que le sexe réclame du sexe.

     M_ En somme, chaque récit participe à une lisibilité qui procède d’un plus vaste récit, celui-là illisible. 

    JC_ C’est exactement ça. 

    M_ Vous savez, avant votre arrivée pour cet entretien, j’ai relu la petite histoire de Cyntia..

     

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    JC_ Et? 

    M_ Vous a-t’elle été inspirée par une personne réelle? 

    JC_ Oui et Non.

     

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    M_ C'est-à-dire?

    JC_ J'ai effectivement eu une aventure avec une femme singulièrement naïve et insatiable, qui a inspiré le personnage. Mais dans le récit, Cyntia est plutôt le croisement de trois vecteurs: celui des femmes que l'on qualifie de nymphomanes en raison de leurs appétits; celui du caractère infini de l'imaginaire littéraire; et celui du désintérêt que j'ai rapidement éprouvé pour la production d'une écriture qui se bornerait seulement à répéter des scènes de cul pour le cul. D'où mon traitement expéditif du sujet.

     M_ Ah... Je vous avoue que j’envie ce personnage. J'aimerais être un peu comme elle.

     

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    JC_ Vous enviez Cyntia.. c'est étrange.. vous êtes bien plus intelligente qu'elle. 

    M_ Oui, j'envie sa facilité à jouir. Sa désinhibition. Sa capacité à s'adonner aux caprices de ses désirs sans se soucier des contraintes sociales et morales. J'aimerais être comme elle sur ce point.

     

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    JC_ Vous aimeriez être comme Cyntia, vraiment?

     

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    M_ Oui.. Il lui en faut si peu. Elle semble si ouverte à tout..

     

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    JC_ La fille dont elle s'inspire n'avait pas froid au yeux, effectivement.

    M_ Ah...

     

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    ..moi, il m’en faut tant.. il faut que toutes les subtilités de la séduction et du raffinement me comble l’ouïe.

    JC_ Nous avons tous notre propre complexité.. tant que vous n’êtes pas frigide, vous êtes saine et sauve. Enfin, c’est mon avis.

     M_ J’aimerez vous inspirer un récit. Bien sincèrement. Je vous en fais la confidence, qui ne change rien, croyez-le bien, à nos affaires.


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    JC_ Pourquoi donc?

    M_ Parce que votre imagination m’excite. Parce que je suis tentée de faire l’expérience d’un accouplement qui suivrait une fiction érotique que j’aurais inspirée. Cela doit être délicieux. Je crois que je pourrais m'abandonner à tous vos caprices..

     

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     JC_ Est-ce vraiment ce que vous désirez?

     

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    M_ Très certainement.

     

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    JC_ Et vous m’assurez que cela ne changera rien à nos affaires en cours?

    M_ Je puis vous l’assurer. Je suis une affairiste. Vous êtes un érotomane. En quoi un accouplement changerait-il les termes de nos accords?

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     JC_ Un vieux proverbe populaire dit qu’il vaut mieux éviter de mélanger les affaires et le cul.

    M_ Ce n’est pas vraiment un mélange.. c’est plutôt une fantaisie.. un fantasme que je voudrais assouvir comme vos personnages assouvissent les leurs.

    JC_ Vu sous cet angle.. et bien je pourrais transposer tout cet entretien en en modifiant le contexte, en en variant les éléments, afin que le récit fictif prenne vie. Il ne s’agirait plus ni de vous ni de moi. J’aurais recours à tous les raccourcis propre à mon style dans le registre érotique.

    M_ Raccourcissez autant que vous voulez, tant que votre membre ne rétrécit pas au moment où je serai disposée à conclure ce petit arrangement..

    JC_ Hum.. vous savez, et je ne vous dis ça qu’à titre indicatif, j’ai vécu l’expérience inverse de celle que vous me proposez avec une aute femme. 

    M_ Dites-moi..

    JC_ Je me suis nourri de ses diverses tentatives de séduction afin de décharger sur le papier. Je glissais de temps à autre quelques récits dans sa boite aux lettres. Je ne reçus aucune plainte. J’en glissais d’autres. Pas plus de plaintes. C’était comme si elle m’en demandait encore. Ainsi, je l’ai baisée sur le papier. Et je vous assure que la seule fente où j’ai posé les doigts est celle de sa boite aux lettres. Ainsi, nous avons été des amants très complices.

    M_ C’est charmant.. charmant.. 

    JC_ Ce fut un expérience intéressante.. J'ai pu ainsi visiter l'espace intangible des charmes secrets qui séparent et unissent l’écriture et la lecture. 

    M_ Cela me fait mouiller. 

    JC_ Vous m’en voyez ravi.

    M_ J’aimerais vous tailler une pipe. 

    JC_ Maintenant?

    M_ Oui.. vous pourriez l’insérer dans votre récit. Cela contribuerait à la réalisation de notre petit arrangement. 

    JC_ Euh.. si vous voulez conclure cet entretien ainsi, et bien je peux faire l’effort d’écrire ce que vous faites, à mesure que vous le faites.


        Miranda se leva et déboutonna la braguette de Jean-Charles, tandis qu’il prenait un stylo et une feuille de papier. Elle avait un corps qui constituait en soi un cliché pornographique. Un corps de rêve avec une bouche de salope. Ce physique lui était très utile en affaires.

     

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    Elle avala la verge tendue qui s’offrait à présent à elle, qu’elle suça volubilement quelques instants.

     

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    Se prenant au jeu, elle reprit la parole, tandis qu’elle le branlait:

     

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    M_ Quel beau stylo que voilà.. hum.. et ses jolis cartouches d’encre. Alors Jean-Charles, qu’écrivez-vous?

    JC_ Je transpose au passé simple et à l’imparfait de l’indicatif ce que vous faites présentement. Ce qui n’est pas aussi simple que ça en a l’air.

    M_ Tu ne sais plus par où l’encre doit sortir.. transpose au présent, et à voix haute je te prie.

    JC_ Ah.. salope.. “Elle ravale ma queue. Sa tête monte et descend. Elle pompe, elle aspire sans dire un mot. Sa chevelure dorée est comme de l’écume au dessus de ma verge. Elle a une langue de sirène, une bouche d’ange. Ma queue baigne dans sa salive, raide comme un morceau de bois. Ah.. qu’elle suce bien! Je veux la foutre sans plus attendre”.

    M_ Cela suffit. Fais-moi plutôt lire.. hum.. je crois distinguer dans cette écriture quelques difficultés à tenir un stylo. Aurais-tu rencontré quelques problèmes de concentration?

    JC_ Non.. d’aspirations plutôt.. et puis une pipe est une pipe. S’il faut en rester à une pipe, une caméra vaut bien mieux qu’un stylo.

    M_ Certes.. mais je doute que nous en restions là.. n’est-ce pas?

    JC_ Je dois avouer que ma queue est en reste, et voudrait un peu plus.

    M_ Très bien, je vais m’accouder là, et te présenter mon derrière.. et tu vas commencer à me faire les premiers développements de ton récit.. et si cela me convient, on baisera, d’accord?

    JC_ Ma foi, essayons.. j’ai déjà quelques idées.. et mes couilles ne veulent rien d’autre que se vider. 

    M_ Très bien.. tu vois, j’ôte ma robe et ma culotte.. pour le reste, ça me plait de le froisser.. bien, appuie-toi contre mon cul.. oui.. hum, je sens ta queue.. glisse-là entre mes fesses.. là, oui.. tu sens comme je mouille.. vas-y, commence ton récit.

    JC_ Et bien.. “Jean-Christophe était agacé par les sarcasmes sardoniques de son éditrice, qui n’avaient strictement rien à voir avec les considérations érotiques qu’il proposait dans ses textes”.

    M_ Oh, une éditrice.. ça me plait.. une femme de standing..

    JC_ ”JC_ Ecoutez, Murielle, cela suffit. Je sais très bien que le cul est vendeur. Le cul a toujours été vendeur. Et il le sera toujours. Mais veuillez croire que vous m’insultez en affirmant que je ne suis venu à la littérature érotique que par calcul financier”.

    M_ Murielle.. c’est un joli prénom.. oui, frotte ta queue oui..

    JC_ Bien sûr que je frotte.. vu où je suis, il n’y a plus que ça à faire non? 

    M_ Certes, certes.. reprend ce récit..

    JC_ ”M_ Vous ne pouvez pas nier qu’aucun éditeur ne veut de vos écrits poétiques, lui lança-t’elle sans ménagement.

    JC_ Certes, certes.. Mais vous avez tort de penser que j’écris des récits érotiques par désespoir de cause. Je les écris du seul fait de mes inclinations pour ces plaisirs”.

    M_ Charmant.. hum, frotte plus fort.. bien.. et après?

     JC_ ”M_ Et bien souffrez que j’en doute, Jean-Christophe. J’aurais plutôt tendance à croire que vous vous êtes rabattu sur ce créneau beaucoup plus vendeur.. que le poète en vous est résolument déchu”.

    M_ Ah oui, tu m’excites.. une éditrice vénale et un peu cruelle.. un poète dont on ne sait s’il est raté ou maudit.. ça me plaît.. allez, pénètre-moi..  je suis bien prête maintenant.. oui.. hum.. allez, poursuis ton récit, je suis toute ouïe!

     

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    JC_ ”..

     

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